Singulière et dangereuse,
Peu d'insectes ont suscité autant de crainte et de désespoir que les tsé-tsé pour que leur réputation maléfique atteigne une telle notoriété.
Dissiper les rumeurs concernant la fièvre jaune.
Les voyageurs se rendant dans les zones de flambée de maladie
doivent recevoir des conseils actualisés sur les risques potentiels
et les mesures qui s’imposent pour réduire la possibilité
d’exposition aux piqûres de moustiques et, à leur retour, prendre
les mesures appropriées, y compris adopter des pratiques sexuelles
à moindre risque, pour limiter le risque de transmission
ultérieure.
Mais encore ?
La pratique de la Médecine est le plus noble de tous les
Arts.
Mais l'ignorance de ceux qui souffrent m'a conduit a rédigé en
termes simples et volontairement concis pour être adapté au "
terrain ", ce guide, il est tout simplement un manuel didactique
donnant tous les conseils pratiques pour faire passer un message
médical et scientifique exact et simple,
Ce livre s'adresse temps aux personnelles de soins médicaux qu'aux
publique en générale,
Comment la mouche tsé-tsé et la maladie du sommeil peuvent-elles
affecter un humain ?
Quel est le mode de transmission et quels sont les symptômes
?
Voyons tout cela.
Le mot "tsé-tsé", utilisé par les Africains des populations Matabélé, du fait de leur bruit en vol, fut adopté par le célèbre chasseur A. Gordon Cumming dans son livre Five years of a hunter's life in the far interior of Africa (1850) pour désigner une glossine de savane (Glossina morsitans morsitans Westwood) qui décimait en Afrique australe les chevaux et les boeufs de son expédition.
Le mot fut ensuite popularisé pour nommer l'ensemble des 31 espèces et sous-espèces de glossines qui occupent presque un tiers de l'Afrique.
La trypanosomiase africaine, couramment appelée maladie du sommeil, est une forme de trypanosomiase, une maladie parasitaire provoquée par un trypanosome (protozoaire flagellé), qui est transmis par la piqûre de la mouche tsé-tsé ou glossine et qui affecte les animaux, dont l'homme.
Deux sous-espèces d'un trypanosome (Trypanosoma brucei) génèrent chez l'humain des pathologies différentes : Trypanosoma brucei ssp. gambiense (Afrique de l'Ouest) et Trypanosome brucei ssp. rhodensiense (Afrique de l'Est).
La maladie est endémique dans certaines régions de l’Afrique subsaharienne, couvrant environ 36 pays et menaçant 60 millions de personnes. Il est estimé que 50 000 à 70 000 individus sont actuellement infectés par an, le nombre ayant diminué légèrement ces dernières années.
Trois épidémies majeures se sont produites ces cent dernières années, une en 1896-1906 (qui aurait tué environ un million de personnes dans le bassin du Congo1) et les deux autres en 1920 et 1970. La trypanosomiase du bétail est appelée Nagana (« être déprimé » en Zoulou)
Les mouches tsé-tsé (aussi orthographié tsétsé1) ou glossines sont un genre de mouches hématophages africaines qui peuvent être vectrices de trypanosomiases humaines (THA ou maladie du sommeil) ou animales (nagana). Ces maladies peuvent être mortelles.
Le mot « tsé-tsé » vient de la langue tswana, parlée dans plusieurs pays d'Afrique australe et signifie « mouche qui tue le bétail ».
Les glossines sont des Diptères Brachycères Cyclorrhaphes de la famille des Glossinidés, du genre Glossina.
Ce sont des mouches allongées, robustes, de coloration brun-noirâtre à brun testacé, de taille comprise entre 6 et 16 mm.
Leur morphologie n'en fait pas un insecte “tape-à-l'œil”. Seule une trompe piqueuse saillante rappelle qu’elles se nourrissent exclusivement de sang et qu’elles sont voraces...
Les tsé-tsé des deux sexes sont hématophages et effectuent tous les 2 à 4 jours environ un re-
pas de sang équivalent à leur poids corporel. Les différentes espèces ont des préférences alimentaires plus ou moins strictes, certaines étant très liées à la faune sauvage et d’autres plus opportunistes (depuis l'homme et son bétail domestique jusqu’aux crocodiles).
Les trypanosomoses infectent également le bétail, le rendant anémique, moins fertile et réduisant la production de viande et de lait.
Pays à risques :
Angola, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cap-Vert, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Togo, Ghana, Archipel des Canaries, Nigeria, Centrafrique, République démocratique du Congo, Guinée Equatoriale
La maladie du sommeil sévit exclusivement dans 36 pays d’Afrique subsaharienne où l’on trouve les mouches tsé-tsé qui transmettent la maladie.
Les populations les plus exposées à la mouche tsé-tsé, et par conséquent à la maladie, sont les populations rurales qui dépendent de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage ou de la chasse.
La trypanosomiase humaine africaine se présente sous deux formes selon le parasite impliqué: Trypanosoma brucei gambiense est responsable de plus de 98% des cas notifiés de maladie du sommeil.
Les efforts de lutte incessants ont permis de réduire le nombre des nouveaux cas. En 2009, le nombre des cas notifiés est passé en dessous des 10 000 pour la première fois en 50 ans et en 2014, 3796 cas ont été recensés.
Le diagnostic et le traitement de la maladie sont complexes et requièrent un personnel ayant des compétences particulières.
La mouche tsé-tsé (Glossina sp.) est vecteur du trypanosome.
En plus de la piqûre par la mouche tsé-tsé, la maladie peut se contracter de la manière suivante :
De la mère à l'enfant : le trypanosome peut traverser la barrière placentaire et infecter le fœtus, avec un risque de mort périnatale.
En laboratoire : infections accidentelles, par exemple, au cours de la manipulation du sang d’une personne infectée ou par une transplantation d'organe, bien que ce soit rare.
Sexuellement : avoir des rapports non protégés avec une personne atteinte pourrait la transmettre mais les cas avérés sont anecdotiques.
Les symptômes commencent par de la fièvre, typiquement intermittente, des maux de tête, et des douleurs articulaires. Un chancre (tuméfaction au niveau du point d'inoculation) se voit dans un cas sur cinq dans la forme rhodésienne mais est exceptionnel dans la forme gambienne. Comme les parasites pénètrent dans l’organisme à la fois par le sang et par le système lymphatique, les ganglions lymphatiques gonflent souvent et atteignent des tailles énormes. Le signe de Winterbottom, adénopathies cervicales postérieures (ganglions derrière le cou) peut apparaître. En l’absence de traitement, la maladie déborde progressivement les défenses de la personne infectée, et de nouveaux symptômes apparaissent, notamment l’anémie, les troubles endocriniens, cardiaques, et rénaux.
La maladie entre alors dans sa phase de troubles neurologiques quand le parasite traverse la barrière hématoencéphalique. Les symptômes de cette deuxième phase donnent son nom à la maladie ; en plus de la confusion mentale et des troubles de la coordination, le cycle du sommeil est perturbé, ce qui entraîne des accès de fatigue alternant avec des périodes d’agitation maniaque apparaissant le jour avec un assoupissement et la nuit avec l'insomnie. Sans traitement, la maladie est mortelle, avec une détérioration mentale progressive aboutissant au coma et à la mort. Les dommages causés dans la phase neurologique peuvent être irréversibles.
La durée de la maladie varie selon le parasite en cause. L'évolution est plus rapide dans le cas du Trypanosomia rhodesiense (sur quelques semaines à quelques mois). Elle peut atteindre plusieurs années dans le cas du Trypanosomia gambiense.
Une atteinte cardiaque peut se voir dans la forme gambienne, essentiellement à type d'anomalie sur l'électrocardiogramme sans conséquence. Cette atteinte reste au second plan, contrairement à la forme américaine de la trypanosomiase (maladie de Chagas). La forme gambienne peut être également totalement asymptomatique.
Distribution géographique et épidémiologique